Source de l'article Nouvelle République Deux-Sévres du 23 mars 2019
                          Réunis en assemblée générale, les bénévoles des Étoiles de Compostelle ont réaffirmé leur volonté d’animer la partie melloise du chemin de Saint-Jacques.
Le printemps signe le retour des fleurs, des insectes… et des pèlerins. Ils seront encore nombreux cette année à emprunter une des voies qui mènent à Saint-Jacques-de-Compostelle. Souvent pour des raisons plus spirituelles que religieuses, en groupe ou en solo, ils consacrent quelques jours ou quelques semaines à traverser une partie du pays.
Dans sa partie melloise, entre la Vienne et la Charente-Maritime, le chemin de Saint-Jacques est surveillé de près par les bénévoles de l’association Les Étoiles de Compostelle. « Nous cherchons à développer la voie de Tours, explique la présidente, Sylvie Le Marrec. Ça signifie la faire connaître, veiller à ce qu’il y ait des hébergements en nombre suffisant et que le balisage soit efficace. »
La voie de Tours Un gros effort a été fait ces dernières années. « Il y a quelques pèlerins totalement autonomes et qui sont équipés pour le camping mais ils sont assez rares. La plupart optent pour un hébergement chez l’habitant ou dans des gîtes. Il est donc important qu’il y en ait aux points stratégiques et en nombre suffisant. »
La voix de Tours a longtemps été mise dans l’ombre en raison d’un mauvais balisage. Mais étant peu fréquentée, elle est appréciée par ceux qui recherchent la quiétude qu’ils ne trouvent pas sur les axes principaux où il y a parfois un aspect touristique trop évident. « On a répertorié 600 personnes qui passent par Melle dont 400 qui s’arrêtent pour y passer une nuit. Melle est une étape répertoriée sur les guides. »
Balisage et hébergements sont indispensables mais ça n’est pas suffisant, le parcours doit présenter aussi un intérêt culturel et paysager. « Les retours que nous avons sont bons. Les pèlerins sont souvent surpris par les paysages et le patrimoine qu’ils trouvent ici. »
Si rejoindre Compostelle est le but premier de ces marcheurs, ils prennent aussi le temps de visiter. Les journées commencent de bonne heure et s’achèvent en milieu d’après-midi. Il faut le temps de se ravitailler et de se reposer. « On sait que les pèlerins parlent souvent de revenir pour visiter plus longuement le patrimoine roman. »
Prochains rendez-vous pour l’association melloise, après une année 2018 consacrée au vingtième anniversaire du label de l’Unesco, une randonnée animée le 30 juin. « Début août, nous accueillerons 70 pèlerins venant de Rouen pour une étape Tours - Saint-Jean-d’Angély et qui feront un arrêt à Melle. Ils sont autonomes mais ils ont demandé à l’association de faciliter leur passage. Ils pourront utiliser le stade de football et les vestiaires de Saint-Martin-lès-Melle. »
Enfin, une soirée film et conférence est programmée au Metullum pour le mois d’octobre. « Il s’agira d’un documentaire intitulé “ L’art de la marche, en route vers Compostelle ” à propos de la partie auvergnate puis espagnole du chemin. Il s’attarde sur les motivations des marcheurs. »
La liste des hébergeurs est disponible sur le nouveau site de l’association : http://compostelle-79.mozello.fr/




Créé avec Mozello - la façon la plus simple de créer un site Web.

 .